DÉMARCHE ARTISTIQUE

Parcours de l’artiste :
Né à Drummondville (Québec, Canada) en 1952, André Boisvert grandit avec ses parents. Sa mère lui transmet l’amour des mots, de la lecture, de la recherche. Il apprend à travailler avec son père, homme habile dont l’intelligence de la mécanique lui apporte le don de réparer, récupérer et inventer des objets. Le fils hérite du père cette ingéniosité et la mettra à profit dans tous les secteurs de sa vie. L’appel de la nature amène André Boisvert à Duchesnay où il réussit ses études en foresterie.Garde forestier pendant deux ans, le besoin de nouveaux défis le pousse à s’établir à Mont-Saint-Hilaire. Il obtient un emploi chez une pomicultrice où il entretient les arbres et accueille les clients. Déjà, il conçoit des sculptures organiques à base de végétaux pour rendre le verger attrayant et particulier. Puis, il est engagé par un architecte-paysagiste. Avec ce métier, il découvre une véritable passion tout en offrant à l’artiste qui sommeille en lui une plate-forme d’expression. Avec le départ du patron pour l’Ouest, André Boisvert fonde sa propre compagnie et sa renommée croît aussi rapidement que ses talents. En 20 ans d’existence, Le Courtil inc. n’a pas fait de publicité et le carnet de commandes ne désemplit pas. Homme d’équipe, André Boisvert travaille en association avec son fils et dirige plusieurs employés.
 
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Démarche artistique : Tout au long de son parcours, André Boisvert crée des œuvres spontanées où qu’il soit. Ses voyages lui permettent d’exploiter tout ce qui lui tombe sous la main pour produire des sculptures éphémères qu’il laisse derrière lui. L’artiste dessine des carnets de voyage dont ils s’inspirent plus tard. Saisonnier de par son métier, il consacre ses mois d’hiver aux voyages, aux œuvres végétales et à la sculpture à partir d’objets récupérés : pièces d’automobiles rouillées, panneaux de tôle, treillis à béton, etc. Donner une autre vie aux objets ou aux végétaux le motive et ouvre son regard sur les dimensions cachées tant de la matière que de lui-même. Il compare son processus de création à une méditation. Après une période de gestation, il vit dans l’instant tout au long de la construction de l’œuvre. Il choisit les matériaux qui l’interpellent et les amalgame, se laissant porter par les formes et leur complémentarité. Petit à petit, il intègre ses sculptures aux aménagements paysagers, donnant plus de place à son expression artistique.

Puis, il apprend l’existence du « Land Art ». Il comprend que cette forme d’art correspond à la recherche qu’il poursuit depuis les sculptures végétales du verger jusqu’aux aménagements en constante évolution. Instantanément, il développe un sentiment d’appartenance. Dès lors, sa recherche se précise et sa cour devient son laboratoire. Son but est clair : participer en tant qu’artiste à des événements qui mettent en valeur le « Land Art ».

André Boisvert Désert du Sahara, 2008 : Création-sur-le- champ lui permet de rencontrer des artistes, dont Bill Vazan, créateur de « Land Art » renommé. Ce dernier invite André Boisvert à l’accompagner en Tunisie. Voyage informel, ils créent plusieurs œuvres au gré du territoire et de l’inspiration. André Boisvert revient de cette expérience plus déterminé que jamais à consacrer plus de temps à ce « Land Art » qui répond à ses aspirations.

Apnée en mer de Champlain, 2007 : À l’automne 2007, il participe à la première édition de Création-sur-le-champ initiée par la ville de Mont-Saint-Hilaire. « Apnée en mer de Champlain » prend sa source dans une recherche sur l’espace-temps. À travers le lieu : un sous-bois en Montérégie, André Boisvert nous entraîne dans le temps à l’époque où la mer de Champlain couvrait tout ce territoire. Des méduses et autres animaux marins évoluent dans une forêt d’algues géantes jouées par les arbres. L’un d’entre eux, placé à l’envers, reste en suspension et complète la perception d’apesanteur. André Boisvert

André Boisvert Nyctalopus, 2004 : 2004 marque sa premi ère participation à un festival international avec une installation végétale présentée au Sommet ADN diffusé à Mont-Saint-Hilaire. En quête d’un titre, ses recherches l’amènent à inventer un mot : « Nyctalopus » duquel découle une définition : qui voit la nuit; accompagnée d’un texte poétique qui transcende la pièce exposée.
« Nyctalopus : n.m. du grec nyctalopos, qui voit la nuit. Plante ancêtre de la famille du bambou qui fit son apparition au tertiaire et qui proliféra sur le continent eurasien pendant plus de cinq siècles. De forme élancée ovoïde d’environ quatre mètres et dotée d’organes génitaux protubérants irisés et parfumés, elle permit à l’homme de vivre ses premiers orgasmes stellaires, d’accentuer sa vision nocturne et de découvrir les origines du septième ciel. »
« […] Déterminé à vivre l’expérience ultime, il enfonça sa tête dans la cavité pubienne, sentit la voûte s’ouvrir, se cambra, respira et ouvrit les yeux… à partir de cet instant le milieu intime des étoiles lui fut dévoilé… » André Boisvert
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